Innovation & IA

Salon de la Data & de l’IA : ce que nos collaborateurs en retiennent

 

Le 22 septembre, plusieurs collaborateurs Infotel ont participé au Salon de la Data & de l’IA à Nantes. Plutôt que de dresser la liste des technologies et tendances présentées, nous leur avons demandé ce qui les avait réellement intéressés et ce qu’ils en retenaient pour leurs projets.

 

Thomas : « On commence à voir ce que peuvent vraiment apporter les agents. »

Pour Thomas Claeys, développeur IA, le sujet marquant a été celui des systèmes agentiques.

« On parle beaucoup d’agents IA en ce moment, mais certaines conférences allaient plus loin que l’effet d’annonce. Ce qui m’a intéressé, c’est de voir comment un agent peut interagir avec son environnement, utiliser différents outils et réaliser une suite d’actions. On commence à voir ce que cela peut réellement apporter dans un contexte professionnel. »

Une évolution qui ouvre de nouveaux cas d’usage, mais impose également de réfléchir à la manière dont ces agents accèdent au système d’information et aux actions qu’on les autorise à réaliser.

 

Océane : « L’IA ne fonctionne pas toute seule : derrière, il faut de la Data. »

Océane Cras, développeuse IA, retient notamment une démonstration dans laquelle un agent disposait de son propre environnement informatique.

« J’ai trouvé intéressant de voir un agent travailler directement dans un environnement qui lui est dédié. Cela permet de lui donner davantage d’autonomie tout en gardant la maîtrise de ce à quoi il peut accéder. »

Mais pour elle, l’un des messages essentiels du salon reste beaucoup plus fondamental :

« On parle énormément d’IA, mais il ne faut pas oublier ce qu’il y a derrière. Il n’y a pas d’IA sans Data. Si les données ne sont pas accessibles, fiables et correctement gouvernées, on sera vite limité dans ce qu’on peut faire. »

 

Alix : « Faire un POC est une chose. Le mettre réellement en production en est une autre. »

C’est le point qu’Alix Delage, développeuse IA, a particulièrement retenu.

« On voit beaucoup de démonstrations et beaucoup de POC qui fonctionnent. Mais le vrai sujet commence lorsqu’on veut les mettre en production : il faut intégrer la solution, la sécuriser, la maintenir et surtout regarder ce qu’elle coûte réellement à l’échelle. »

Un changement de perspective important alors que les entreprises cherchent désormais à dépasser le stade de l’expérimentation.

« Les coûts peuvent réserver des surprises lorsqu’on passe du POC à un usage beaucoup plus large. C’est quelque chose qu’il faut anticiper dès le départ et pas seulement une fois que la solution fonctionne. »

 

Carole : « L’IA pose aussi des questions qui dépassent la technologie »

Carole Lansard, développeuse COBOL, avait justement choisi de s’intéresser à d’autres dimensions de cette transformation : souveraineté, sécurité, gouvernance ou encore impact environnemental.

« Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est la diversité des sujets. On peut venir sans être spécialiste de l’IA et comprendre rapidement que les questions ne sont pas seulement techniques. Il y a aussi les données, la sécurité, la souveraineté, les impacts environnementaux… »

Des préoccupations qui rejoignent celles auxquelles les entreprises sont aujourd’hui confrontées lorsqu’elles commencent à déployer concrètement ces technologies.

 

De l’expérimentation au passage à l’échelle

Les regards de Thomas, Océane, Alix et Carole sont différents, mais ils convergent finalement sur un même constat : la question n’est plus seulement de savoir ce que l’IA permet de faire.

Il faut désormais savoir comment l’intégrer au système d’information, avec quelles données, dans quel environnement, avec quel niveau de sécurité et à quel coût.

Autrement dit : passer des démonstrations et des POC à des usages réellement déployés.